C’est le dernier film de Gitaï : « Une plongée dans la nuit torride d’un bar du port de Haïfa, ma ville natale, un des derniers endroits où Israéliens et Palestiniens cohabitent, raconte-t-il. A travers la trajectoire de cinq femmes, défiant les étiquettes et leurs identités personnelles, dans ce sombre refuge où se mêlent hommes et femmes, gays et hétéros, Juifs et Arabes, radicaux et modérés, on entrevoit une coexistence possible. »
Il y avait jusqu’alors dans l’œuvre du réalisateur franco-israélien comme un parfum de nostalgie. Ce sentiment de toucher du doigt un rêve avorté, celui d’un Etat d’Israël mixte, pacifié, réconcilié avec ses origines et avec le Moyen-Orient. D’Intifada en incursion, à force de voir les faucons partout prendre le pas sur les colombes, on a cru ces idéaux…