Dans son atelier breton, elle tisse à la manière d’une Pénélope du XXIe siècle. Violaine Buet, 44 ans, assemble, refait, défait, explore depuis sept ans sur son métier à tisser les possibilités textiles des algues. Ce que nulle autre artisane, comme elle se définit, n’avait auparavant investigué.
Le résultat est inédit, sous ses doigts l’algue est une matière souple et rebondie, texturée et translucide «qui vibre et qui, assure-t-elle, capte, particulièrement bien la lumière».
Le printemps est la saison des algues, Violaine Buet les récolte dans les rochers du Finistère sud. Elle travaille avec une dizaine des 700 espèces répertoriées sur le territoire, des brunes, de grande taille, les macro-algues. Leur collecte est réglementée, comme pour les plantes sauvages, mais à son échelle expérimentale la plage suffit et, en cas…