Appartement sombre, odeur de cigarette, murs couverts de bibliothèques, où sont alignés quantité d’ouvrages sur le rock. L’antre de Nick Kent à Pantin. Grand, fin, regard mi-amusé, mi-endormi, le journaliste s’anime au fur et à mesure de l’entretien. Le rencontrer, c’est avoir 15 ans à nouveau, se revoir écouter seule frénétiquement les Stones, les Who, David Bowie, Iggy Pop… les héros d’un monde perdu, quand leur musique, sauvage et belle, irriguait les années 1970. Les articles de Kent faisaient rêver parce qu’il les a tous côtoyés, connus, observés de près, dans la puissance de la jeunesse. L’homme a assisté au premier concert de Bowie en Ziggy, a discuté deux heures avec lui après un show à Detroit en 1973, il a ranimé Keith Richards avant de vomir chez lui, trop…
