Sur ses deux précédents disques, Nick Cave vivait son deuil en public. « Skeleton Tree », en 2016, puis « Ghosteen », en 2019, avaient en sous-texte la mort de son fils Arthur, tombé d’une falaise près de Brighton. Cave, revenu de l’enfer des drogues, sombrait dans d’autres ténèbres, celles de la mélancolie tragique, montant sur scène avec des larmes de combat, transformant sa douleur en musique. Il a accédé au statut d’icône moderne, lui, l’ex-punk australien, et a pris officiellement la relève de Leonard Cohen et de Kurt Cobain. Avec « Wild God », la cuvée 2024, Cave retrouve ses Bad Seeds, son violoniste Warren Ellis en tête, pour s’aventurer vers de nouveaux territoires et livrer un disque orné de blanc, plein de fougue et d’espoir. Point de fulgurances…
