« Dans un thème, c’est à vrai dire presque seulement la basse qui compte pour moi, mais celle-ci m’est sacrée, c’est le terrain ferme sur lequel je b‰tis mes histoires. »Johannes Brahms Il existe une vraie généalogie familiale du piano allemand. Ainsi, Johannes Brahms eut-il un grand-père, Beethoven, et un père, Schumann, avec ce que cela comporte, comme dans toutes les familles, de souvenirs, de poids moral, de culpabilité. De manière significative, l’œuvre pianistique de Brahms débute vraiment en 1851, avec la composition du Scherzo en mi bémol mineur, peut-être rescapé d’une sonate de jeunesse disparue, suivi de près par la Sonate n°2 – la Sonate n°1, première publiée, viendra un peu plus tard –, au moment même où Schumann, déjà frappé de la maladie mentale qui l’emportera quatre ans…
