Son sigle “Bi” figure dans le tableau de Mendeleïev entre le plomb et le polonium. Physiquement, il est quelconque. Certes, il se pare de magnifiques couleurs irisées lorsqu’il est oxydé et bien éclairé ; sinon, il est terne, cassant, mauvais conducteur, un peu toxique et pas très utile dans ce monde hypercompétitif. Rien à voir avec ses cousins le cuivre, le silicium ou le lithium, qui se sont hissés au sommet de l’industrie high-tech. Lui, on le croise au détour d’une gastro-entérite, comme pansement gastrique, comme pigment pour les cosmétiques, dans les soudures, les lubrifiants, les peintures, les alliages métalliques voire, un peu, dans les semi-conducteurs. Bref, rien de très noble… sauf du côté de la recherche fondamentale. Le bismuth, car c’est bien de cet élément au nom mystérieux qu’il…