Vous avez grandi dans un milieu bourgeois à une époque, les années 80-90, où les élites intellectuelles françaises méprisaient globalement le foot. C’était comment chez vous? Mes parents n’en avaient rien à faire du foot et du sport en général. Il y avait tous les journaux sur la table du salon, de L’Huma au Figaro, sauf un, L’Équipe, qui par esprit de contradiction est devenu mon préféré, celui avec lequel j’ai appris à lire. Mon oncle me l’envoyait pendant mes colos, même quand j’étais en Autriche. Mon joueur, c’était Falcao. La grande classe. Je supportais donc la Roma. Et après, ça a été Safet Susic, et donc Paris. J’ai compris plus tard que j’aimais les joueurs qui ne couraient pas beaucoup. Susic, c’était la passe, les clopes, et sans doute…
