C’EST UN MOMENT DE LUMIÈRE dont rêvent les gosses. Un stade blindé, une foule qui se lève, un but planté, trois passes décisives offertes, un horoscope au plus-que-parfait. Lui n’a pourtant qu’une envie: trouver le tableau électrique, tout faire sauter, puis disparaître dans le noir. Ça se passe un samedi de ligue 1, en septembre dernier, lors d’un Brest-Nice, après un peu plus de 83 minutes à le voir jouer son rôle. Être le type sur qui le gardien relance long, sur qui on aime s’appuyer pour faire progresser le jeu, qui effectue le premier pressing. L’autobus complet de l’attaquant moderne. Un petit peu plus encore, même: ce jour-là, Ludovic Ajorque vient d’offrir son classique, sans fausse note. “Il a touché les étoiles, la lune”, se marre son ancien coéquipier…
