C’est dans sa ville natale, Vienne, mais au cœur d’un contexte de destruction, que La Création apparaît pour la première fois au disque : un concert de Krauss (1943, réédition récente Fra Bernardo). D’autres captations publiques suivront (Jochum, 1951?, Melodram, Keilberth, 1957, Melodram), dévalorisées par des conditions techniques précaires. Si les premiers enregistrements officiels, signés Wöldike (1955, Vanguard), au style ampoulé, et Horenstein (1959, Vox), pénalisé par un son médiocre malgré une vraie ferveur, semblent aujourd’hui hors course, la lecture de Markevitch (1955, Deutsche Grammophon) conserve des atouts par sa direction acérée et convaincue malgré un chœur pataud. Signalons également deux versions sérieuses de Koch avec la Radio de Berlin (1954, Heliodor, et 1973, réédition Berlin Classics). La discographie s’étoffe dans les années 1960 où se manifestent essentiellement les chefs…
