Céramique, sculpture, gravure, dessin, installation, autant de territoires auxquels se frotte Miquel Barceló depuis plus de quarante ans… Cette démarche créatrice, Paris l’accueille doublée pour chaque lieu, d’une spectaculaire oeuvre d’argile réalisée in situ. À la BnF, une gigantesque fresque dessinée sur la glaise séchée, immerge d’emblée le visiteur dans l’univers protéiforme de l’artiste. Sous les voûtes de l’Hôtel Salé, un fragment d’architecture en briques modèle à son tour, visages et formes hybrides. La première résonne comme une spectaculaire invitation à découvrir l’oeuvre imprimé, rarement exposé, à travers près de soixante estampes, travaux récents ou anciens convoquant en métissages fertiles, lithographie, sérigraphie, gravure, eau-forte et aquatinte… Car Barceló, génial alchimiste, a une obsession : “J’aime détourner, considérer tout comme expérimental. Je ne sais jamais très bien comment çà va finir”.…