ÀRennes, au Frac Bretagne, monolithe noir conçu par l’architecte Odile Decq, la première exposition des frères Bouroullec, « 17 screens », développe le principe des écrans de séparation, « des entrelacs, des tressages, parfois délicats, transparents », décrit Ronan, facilement poète. Des panneaux en branche de châtaignier sont percés d’embouts liés entre eux par une petite connexion plastique. Tricotage ou broderie de losanges de céramique enfilés comme des perles… Selon Ronan, c’est enfantin. À voir, c’est divin. « Toute cette exposition est suspendue, légère, scintillante », poursuit-il, décrivant une tapisserie en jacquard de Lurex, « vibrant comme dans un Monet au couchant, avec reflets sur l’eau, au bord du kitsch ». La deuxième exposition, « Rétrospective », déroule sur de grandes tables suspendues vingt ans de travail : films, photos,…