Tout bon nectar a son mentor. Ainsi, lirac doit beaucoup au comte Henri de Régis de Gatimel. Quand, dans les années 1920, il hérite du Château de Ségriès – toujours présent sur l’appellation –, il entreprend de replanter le vignoble tel qu’il existait sous l’ère romaine. Visionnaire, l’homme se bat, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour le faire reconnaître en constituant un épais dossier qui sera validé par le tribunal d’Uzès, en 1945. Deux ans plus tard, l’AOC lirac, reconnue par décret, constitue le premier cru des côtes-durhône à produire du vin dans les trois couleurs.
Un nez puissant sur lit d’épices
Répartie sur 715 hectares, l’appellation couvre quatre petites communes : Lirac, Roquemaure, Saint-Laurentdes-Arbres et Saint-Genièsde-Comolas. Si, durant des décennies, ses vins se sont faits discrets, ils…
