MadĂ© Maylin (1) a Ă©tĂ© lâune des premiĂšres Ă choisir ce mĂ©tier. « A la fin des annĂ©es 1970, jâai accompagnĂ© en montagne Simon, mon compagnon, berger lui-mĂȘme, raconte-t-elle. Un jour est venu oĂč il a dĂ» redescendre dans la vallĂ©e pour sâoccuper des foins. Il mâa alors demandĂ© de le remplacer au pied levĂ©. Jâai acceptĂ© et, en 1980, jâai passĂ© ma premiĂšre saison seule en estive, sur le plateau du Soussoueou. » Sur place, Ă lâĂ©poque, on sâĂ©tonne. Pourquoi diable une femme venue de la ville, diplĂŽmĂ©e, divorcĂ©e, et mĂšre de trois enfants, dĂ©cide-t-elle de son plein grĂ© dâĂȘtre bergĂšre? On sâĂ©tonne, mais on accepte. AprĂšs tout, on lâa vue travailler avec Simon et, mon Dieu, il faut bien admettre quâelle ne se dĂ©brouille pas si mal. CelaâŠ