Il y a un an, Emmanuel Macron entrait à l’Elysée. Les bilans affluent, avec plus de questions que de réponses. Il semble en effet prématuré de se prononcer, le chef de l’Etat réussissant, tel un jongleur avec ses balles, à passer d’un sujet à un autre, d’une annonce de réforme à une autre, sans en faire tomber aucune. Et sans, jusqu’ici, trébucher lui-même. C’est déjà, en notre époque de sanction immédiate au premier faux pas, une sorte de performance.
On se souvient aussi, ces jours-ci, de Mai 68. C’est dans la nuit du 10 au 11 mai 1968, première nuit des barricades, il y a cinquante ans exactement, que le mouvement étudiant prit une dimension inédite et que la France, inquiète, bascula dans l’inconnu. Là encore, des tonnes de livres…
