L’IMAGERIE DES ARMES déployée sur les cimaises, ce n’est pas banal. Mais moins étonnant, peut-être, quand l’exposition a lieu à Saint-Etienne, capitale française de l’armurerie. Le musée d’Art et d’Industrie, fleuron des institutions locales, décrypte, jusqu’au 3 janvier, l’évolution de l’iconographie armurière au fil des siècles. Peintures, gravures, pièces de luxe brevetées, publicités s’adaptant aux mutations sociétales, incursions dans l’art contemporain… tout est passé au crible par la commissaire, Marie-Caroline Janand.
Quand, au XVIIIe siècle, la région stéphanoise, déjà connue pour ses productions d’épées et d’outils en fer (les fameux moulins à café), se spécialise dans les armes à feu portatives, les commandes affuent. Il faut fournir les armées royales en mousquets et pistolets. Et les négriers en marchandises d’échange, la traite atlantique culminant à l’époque. Sans compter la chasse,…