PAR BORIS VIAN, ÉDITION ÉTABLIE
PAR NICOLE BERTOLT.
FAYARD, 740 P., 34 €.
IL ÉTAIT TEMPS! Plus de soixante ans après sa mort, Boris Vian a enfin droit à un gros volume de sa correspondance, pour une très large part inédite. Et on peut dire que ces lettres sont à l’image de l’auteur de L’Arrache-cœur: débridées, inventives, foutraques, tantôt profondes, tantôt anecdotiques. Même si Vian avait plus ou moins classé ces missives de son vivant, le chantier mené par Nicole Bertolt est colossal. A l’arrivée: 500 lettres, pourmoitié signéesVian, lesautres étant de ses amis, parents, admirateurs, etc., au risque, parfois, de ne plus savoir qui écrit quoi. On y découvre la précocité du Boris adolescent, qui, dans ses courriers à sa famille, invente déjà des scènes délirantes et joue avec…
