A presque vingt ans, à trois semaines près, du 11 Septembre, Kaboul est (re)tombée entre les mains des talibans. Je ne vous apprends rien, je suis comme tout le monde, les mêmes mots résonnent dans ma tête, les mêmes images défilent devant mes yeux: tout ça pour ça, désastre, lapidations, gâchis, lâcheté, anniversaire morbide, décapitations, autodafés, abandon, lynchages, réfugiés, mutilations, échecs, exécutions sommaires, opium, chaos, burqa, Moyen Age, impuissance, etc. Les mêmes questions: vingt ans de formations, d’universités, de guérillas, de corruption, d’attentats, d’infrastructures modernisées, de jeunes femmes devenues journalistes, juges, médecins, de jeunes hommes n’ayant connu que le parfum occidental de Kaboul, plus de 2 000 milliards de dollars dépensés, 165 000 morts (160 000 Afghans, parmi lesquels 65 000 policiers et gendarmes, ainsi que 3 593 militaires occidentaux,…
