Il y a des lettres dont on connaît chaque ligne, ou presque, telle celle-ci, écrite par Franz Kafka à son ami le poète Max Brod (1884-1968) : « Mon très cher Max, ma dernière volonté : tout ce qui se trouve dans ce que je laisse derrière moi […], tout, qu’il s’agisse de journaux intimes, de manuscrits, de lettres (écrites par moi ou par d’autres), de dessins, etc., doit être totalement brûlé sans être lu […]. » Max Brod n’en a rien fait et, grâce à lui, le monde entier a pu découvrir quelques joyaux, dont Le Procès, Le Château, ses journaux, ou encore Lettre au père. Mais il ne suffisait pas de contredire les instructions de son ami, il fallait aussi sauver tous ces textes épars des mains des…