Paul Valéry avait vu juste : « Il court sur La Fontaine une rumeur de paresse et de rêverie, un murmure ordinaire d’absence et de distraction perpétuelle. » La rumeur, dans le cas qui nous occupe, est partiellement infondée. Quant au murmure, il en faut mesurer la réalité du bruit, nous verrons. D’abord, la paresse ? N’y pensons pas. Jugez plutôt : des fables à foison, mais encore des contes et nouvelles, du théâtre, des épîtres, des élégies, des ballades, des dizains, des rondeaux, un roman, un poème chrétien, un autre scientifique, un ballet comique, deux paraphrases de textes sacrés, des satires, des odes… Distraction perpétuelle ? Pas davantage. C’est que, dans le cas qui nous occupe, le travail efface les traces du travail. Ainsi les pentes du Parnasse paraissent-elles…