Au moment où tout le monde se souhaite une bonne santé, celle de la démocratie française est au plus bas. C’est d’ailleurs le seul point de consensus, car, sur diagnostics et remèdes, les avis divergent, et pas seulement chez les docteurs Diafoirus. Déficit de gauche, anémie de droite, excès d’extrémisme, surpoids de populisme, obésité de démagogie, overdose d’ambition personnelle… tout a été dit sur cette crise, mais rien qui n’en identifie la spécificité ni la profondeur. Car le peuple, qui reproche aux élus de mal gérer une situation, oublie qu’il en est le premier responsable. Aux dernières élections législatives, au lieu de choisir « qui doit gouverner », il a préféré « qui ne doit pas gouverner ». Et cela a donné un NFP évanescent, un front républicain inconsistant, un…