Le 21 octobre, en milieu d’après-midi, Paris a vu passer un cortège qu’elle ne reverra sans doute pas. Les motos de police ouvraient la route, suivies par les voitures de presse et leurs caméras dressées telles des vigies. Sur les trottoirs, des familles s’étaient arrêtées, parfois filmant la scène, convaincues d’assister à un moment singulier. À l’arrière d’une berline banalisée, Nicolas Sarkozy observait ce décor qu’il connaît par cœur. Lui qui s’est tant de fois déplacé dans ce type de procession, escorté, scruté, attendu. Mais cette fois, la destination n’avait plus rien à voir avec les scènes qu’il a autrefois traversées. Ni les marches d’un sommet, ni le parvis d’un meeting : seulement les portes closes de la prison de la Santé. Dans son livre, l’ancien président raconte ce périple…
