La fusion annoncée des fichiers de la carte nationale d’identité et des passeports, nourris d’informations biométriques, le démontre une fois de plus : par nature, les services de renseignement veulent tout savoir. Pas tout le temps, pas sur tout le monde, pas sur n’importe quel sujet, pas n’importe où. Mais ils veulent être en mesure de recueillir puis de recouper toute information qu’ils jugent utile à leur mission première : informer l’Etat. Dans ce premier quart du XXIe siècle, le renseignement humain est immuable. Il fonctionne toujours sur les éternels ressorts, que les anglophones appellent Mice (money, ideology, compromise, ego), les Français lui préférant l’acronyme Sansoucis (solitude, argent, nouveauté, sexe, orgueil, utilité, contrainte, idéologie, suffisance). L’obsession des services de renseignement, c’est le recueil des informations techniques, et cela ne date…