« La viande des chiens, le sang des loups », de Misha Halden. Voilà un texte hors norme ; un thriller littéraire qui flirte avec le fantastique. Cela passe par la langue, précise, fouillée. Evocatrice, poétique, mais aussi châtiée, voire ordurière, avec des « merde » à tous les coins de phrase. Et rien ne laisserait présager qu’autant de « merde » puisse engendrer une si belle histoire d’amour. Un amour ultraviolent, qui commence par un suicide et enchaîne sur quelques meurtres de sang-froid… Lupa, fille animale, pleine d’odeurs et de haine, entre en collision avec Rory, un simplet qui regarde pousser ses haricots. Sortelle d’une secte, d’un asile d’aliénés, poursuivie par une clique de barjos ? C’est Rory qui raconte, détaille ses sentiments, ses émotions, ses sensations, fouit la…
