Poche. Elle règne depuis vingt-cinq ans sur l’édition française, elle a publié Houellebecq, Reza, Onfray, elle s’était juré de ne pas écrire ; son métier, c’était de lire. L’éditeur Olivier Frébourg l’a convaincue non seulement de le faire, mais en français, et non en italien, sa langue maternelle. Dans un récit bref et plein de grâce, Teresa Cremisi raconte l’Egypte qui l’a vue naître, les souvenirs d’Alexandrie, « l’imagination portuaire » qui flotte entre « les quais, les bateaux, les docks, les balles de coton, les containers, les grues, les oiseaux de mer », l’enfance, chassée des rives du canal par la crise de Suez, la jeunesse italienne, les livres, l’aventure, les livres d’aventure, Homère, T. E. Lawrence, Napoléon, et puis Paris, la ville du coeur et de l’exil, où Teresa…
