Ainsi donc, deux voitures-béliers.
L’une, à Charlottesville, conduite par un néonazi, fonçant dans la foule des contre-manifestants – et c’est un miracle si elle n’a pas fait plus de morts.
L’autre, conduite par un islamiste, lancée sur les Ramblas de Barcelone, à l’aveugle – et y faisant 15 morts et 126 blessés.
Par-delà la coïncidence des modes opératoires, par-delà ce nouveau signe que les fascismes finissent toujours, à un moment ou à un autre, par se ressembler, les deux événements diffèrent presque en tous points.
1. A Charlottesville, il y avait non pas, évidemment, « deux côtés », comme l’a dit et répété Donald Trump, mais deux camps qui se faisaient face, deux visions de la société et du monde que tout opposait. A Barcelone, par contre, il n’y avait…