Sous couvert d’écrire des livres, Charles Dantzig donne des fêtes. En parfait maître de maison, il y déploie des trésors : érudition légère, formules et anecdotes, citations, listes, pastiches et paradoxes, enthousiasmes et cruautés. En 2005, on a adoré son « Dictionnaire égoïste de la littérature française », de même que, en 2009, son « Encyclopédie capricieuse du tout et du rien » (Grasset et Le Livre de poche). Aujourd’hui, il récidive avec un remarquable « Traité des gestes », qui n’a de traité que le nom. Dans la forme éclatée qu’il affectionne, des gestes des bébés à ceux des imbéciles, des gestes du sport à ceux de la sexualité, des gestes du mépris à ceux de l’abandon, de ceux de Fellini à ceux d’Egon Schiele, c’est, en 143 chapitres,…
