Roman. D’un côté, il y a Charlotte, la narratrice. Ado complexée, « hanches larges, mollets de coq, buste étriqué ». Chez elle, il y a des tapis accrochés aux murs, des parents drôles, droits et francs et une grand-mère séfarade (un peu carnavalesque) qui lui dit de manger toute la journée. De l’autre, il y a les Duchenais, « une famille idéale dans laquelle je pouvais me lover, dit Charlotte, une famille très française qui malgré moi m’ensorcelait ». Jane, la meilleure amie solaire; Gabriel, le frère, son regard bleu, sa main dans les cheveux, « le contrepoison, le sérum qui apaise ». Et Bernard, le père parfait qui vient caresser Charlotte au milieu de la nuit et qui l’oblige à un pacte immonde. A cause de lui, elle devra se…
