Sur le champ de bataille, en 14, le narrateur sans nom a perdu une main et beaucoup d’âme. À un moment de la « grande boucherie », écrit Gilles Marchand, il aurait pu rentrer au chaud, mais il était resté avec ses camarades. Plutôt que la culpabilité du survivant, il avait préféré la fraternité des tranchées, le service des blessés. Et puis vint l’Armistice, la paix, les fantômes de la guerre qui cognent, à chaque battement de cœur, dans les tempes. Alors le soldat inconnu se jette, éperdument, à la recherche des soldats disparus, un en particulier, Émile, jamais rentré, jamais oublié. Au fil d’une enquête patiente, il découvre un « prince et poète »qui aimait une « fille de la Lune »,leur amour éclatant, et, pendant ce temps, le…
