Un ensemble de figures votives mbembe-ti-gong du Cameroun qui forment, yeux fixes et lèvres ouvertes, un chœur de bois incroyablement vivant. Une inquiétante sculpture uli de Nouvelle-Irlande qui fut, autrefois, propriété d’André Breton. Un amusant petit personnage olmèque en terre cuite, une figure de proue des îles Salomon, de très beaux masques dogons, bien sûr, et une divinité masculine shinto, évoquant, calmement assise en tailleur, le Japon du XVe siècle. À partir du 10 septembre, le promeneur du 6e arrondissement de Paris fera, dans les galeries du quartier des Beaux-Arts, ce genre de mystérieuses rencontres, comme si tout un monde d’objets d’art et de figures sacrées venus de territoires lointains et de temps parfois très anciens s’était donné rendez-vous là, comme jadis les surréalistes, à Saint-Germain-des-Prés.
Succès. Créé en 2002,…
