Dans un contexte de « serrage de ceinture » économique, pour ne pas dire de saignées budgétaires, il faut saluer certaines décisions politiques : à Manosque, comme à Nice, Nancy ou Montpellier, par exemple, la culture ne servira pas de variable d’ajustement. À l’heure où 50 % des régions, départements, communes et métropoles ont réduit, entre 2024 et 2025, leur budget consacré à la culture, les subventions y ont été maintenues. Pas parce que la culture est un totem, mais parce que certains édiles, comme ici Camille Galtier, ont bien compris qu’en période de repli sur soi, de crispations identitaires, de dévoration de l’attention par des écrans toujours plus présents, et toujours plus diviseurs, l’ouverture d’esprit qu’elle propose, et qui la fonde, comme son pouvoir d’émancipation, de transmission et d’élévation…