Il fallait trouver le ton juste, malicieux, débridé pour s’attaquer à la genèse d’À bout de souffle, l’ovni cinématographique du dieu des cinéphiles, Jean-Luc Godard. L’Américain Richard Linklater le fait avec beaucoup d’humour dans Nouvelle Vague, qui nous plonge, à la fin des années 1950, dans le tournage débridé de ce film devenu iconique. Après avoir trituré le scénario offert par son copain des Cahiers du cinéma François Truffaut, Godard, le cinéaste mal rasé, Boyards aux lèvres et éternelles lunettes noires sur le nez, se lance dans cette histoire de petit voyou qui tourne mal, sans trop savoir où il va. Avec lui, les idées fusent, l’improvisation règne, une douce folie aussi. Le producteur Georges de Beauregard (Bruno Dreyfürst) s’inquiète de ses frasques, Belmondo rigole, Seberg crie au fou. Richard…