Quartier Barbès, Paris. Une brûlante après-midi d’été. La sonnette n’a presque pas le temps de retentir que la porte s’ouvre déjà. Isabelle Carron, dans l’encadrement, regard mi-perçant, mi-rieur, nous accueille alors que le déjeuner familial bat encore son plein. Autour de la table, ses filles : Angèle, 29 ans, Lila, 27 ans, et sa belle-fille Alice, 32 ans, qu’elle a connue bébé et élevée en partie. Hasard du timing ou clin d’œil de la vie : cette scène du quotidien offre une introduction idéale à ce qui les lie toutes. « Pour les filles, manger, c’est la joie », souffle Isabelle. Et pour elle, la cuisine est tout autant le lieu de la gaieté. Un moteur de transmission, mais aussi, à sa façon, le déclencheur d’un tournant professionnel.
En 2008,…