L’Iran, il le connaît mieux que les Iraniens. En vingt-cinq ans, Dominique Chevalier, 69 ans, y est venu une quarantaine de fois. De Tabriz à Kerman, de Mashhad à Chiraz, de Téhéran à Ispahan… il a sillonné tout le pays. Eh bien, à chaque fois qu’il débarque, chiffonné, à l’aéroport Khomeini, après huit, dix heures de vol et une escale épuisante, il ressent la même transformation : « Je change de rythme, de logiciel. Je fonds. Je vois ces familles aux arrivées attendre un proche à n’importe quelle heure de la nuit. Elles se sont levées à 3 heures, 4 heures, elles débordent de chaleur, de sollicitude... En Iran, l’accueil, c’est sacré.»
C’est comme s’ils voulaient endosser votre fatigue, vous débarrasser du stress du voyage, balayer vos peurs, vos préjugés.…
