Il ne s’agit pas seulement d’évacuer les souvenirs de cet oncle étrange et trop célèbre, Yves Saint Laurent. D’une plume précise, superbement littéraire, Marianne Vic détricote le mythe YSL, révèle en douceur les horreurs de sa sombre famille. Cocktail des pages : viols, incestes, mensonges et dénis. Vic a écrit pour comprendre, pour tuer les trompeuses apparences. C’est violent, beau, étonnant, écœurant.
Paris Match. Pourquoi écrire à nouveau, car vous aviez conté votre enfance, l’alcoolisme et l’abandon de votre mère, Brigitte, qui était la sœur d’Yves Saint Laurent ?
Marianne Vic. Comment se débarrasser d’une famille hyper-toxique, sans pour autant renier ses origines ? J’ai adoré les livres de Constance Debré. Néanmoins, je ne suis pas allée jusqu’à leur cracher au visage. J’ai écrit pour me libérer, me faire du…