Neil Young
“Barn”
WARNER
Un an après la surprise “Homegrown”, album inédit arraché aux années 1970, et deux ans après “Colorado”, marquant le retour de Crazy Horse, son légendaire backing-band, le Loner persiste, et signe “Barn”, collection de dix chansons, impeccablement troussées et arrangées; ce qui, à soixante-seize ans, n’est pas si mal. Passé l’évocation bucolique du passage des saisons, depuis une maison au bord d’un lac, assortie de celle du “vent dans les cheveux” de la bien-aimée et des “étoiles qui se penchent sur nous pour voir si tout va bien”, c’est du monde comme il va bien mal que Neil Young, rescapé d’un AVC et qui ne reconnaît plus rien, nous entretient. Le folk du “bon vieux temps”, traversé d’accordéon, d’harmonica, de pedal-steel et de piano honky-tonk, fait…
