De nombreux écrans flexibles peuplent nos objets bardés d’électronique, par exemple pour nous indiquer l’état d’une batterie. Leur fabrication, écologiquement coûteuse, nécessite de grandes quantités de carbone et d’azote. Aussi, Qin Li, de l’université de Griffith, et Prashant Sonar de l’université de Technologie du Queensland (Brisbane, Australie), ont eu une idée : utiliser des cheveux pour les fabriquer ! “Ce matériau est riche en ces deux éléments, explique Qin Li. De plus, il est abondant, léger et chimiquement stable, ce qui le rend facile à transporter et à stocker.” Après être passés chez un coiffeur de Brisbane, les chercheurs ont ainsi brûlé à 240°C les cheveux récoltés, pour obtenir un dépôt de carbone et d’azote dont ils ont tiré des “nano-dots”. C’est-à-dire des structures nanométriques quasi sphériques composées de nombreuses…