Célèbres depuis la pandémie de Covid-19, lorsqu’ils ont permis d’élaborer des vaccins efficaces en moins d’un an, les ARN pourraient révolutionner toute la médecine ! “En théorie, ils peuvent en effet cibler n’importe quelle maladie : les infections, mais aussi les cancers, les maladies génétiques, auto-immunes (asthme, psoriasis…), dégénératives (Alzheimer, Parkinson, insuffisance cardiaque…), etc.”, souligne Steve Pascolo, chercheur à l’hôpital universitaire de Zurich, en Suisse.
Leur mode d’action ? Il diffère selon le type d’ARN utilisé – car il en existe plusieurs. “L’ARN messager [ARNm], utilisé dans les vaccins anti-Covid, est une copie de l’ADN qui permet à l’organisme de fabriquer une protéine, décrit Philippe Barthélémy, professeur à l’université de Bordeaux. Mais d’autres ARN, plus petits, ont été occultés par le succès du premier, notamment les ARN interférents et antisens,…