Serions-nous devenus bohèmes ? En 2007, le jardin idéal vu par les Français était ornemental et structuré*. Allées ratissées et bosquets au taquet… Treize ans plus tard, un petit vent sauvage a décoiffé le bel ordonnancement. La nature, on la préfère désormais brouillonne et autonome. Et, si possible, nourricière (voir l’incroyable succès des potagers). La plante, jadis perfusée aux engrais surpuissants, doit apprendre à bien s’entourer et à grandir toute seule. La permaculture a tracé la voie. L’intérêt, pour les épicuriens (et les partisans du moindre effort), est que ça facilite grandement la vie au jardin. En jouant la partition des espèces résistantes et amies des insectes (naturellement bosseurs), on minimise les corvées. Il ne reste plus qu’à aménager un joli coin farniente : pergola, patio, terrasse… pour jouir du…
