Avec les fruits et les sorbets glacés, l’été apporte de somptueuses productions d’opéras. Durant cette saison qui sourit aux mélomanes, le mozartien s’est naturellement précipité aux grands festivals. Des metteurs en scène puissants, inventifs, travailleurs, dotés d’énormes moyens financiers, ont proposé l’un Don Giovanni à Salzbourg, l’autre Le Nozze di Figaro à Aix. Ces soirées m’ont prodigué aussi bien des délices musicales grâce à des chanteuses, des chanteurs, des chefs, des orchestres excellents, que des délices théâtrales, puisque le talent éclatait sur les planches. Cependant une lacune me paraissait flagrante : où est passée la comédie? Soit dans Le Nozze di Figaro, soit dans le Don Giovanni, la comédie avait disparu.
Attention, par comédie, je n’entends pas le comique, car, si le Don Giovanni salzbourgeois restait entièrement sombre, Le Nozze…
