Tout le piano de Scriabine par Vladimir Sofronitski, on en rêverait. Mais, aussi dévoué qu’il fut à l’œuvre de son beau-père, si naturellement apparié à ses fantaisies, lumineuses ou sombres, par son piano, son toucher, son style, et s’il le joua en effet quasi intégralement, allant même fouiller les pièces de jeunesse où filtre le souvenir de Chopin, les micros, en concert, voire marginalement en studio, ne captèrent pas l’intégrale. Hänssler complète avec ses pairs Heinrich Neuhaus, Alexander Goldenweiser et ses admirateurs que furent Gilels et Richter. Pour les sonates c’est utile, car manquent les nos 1 et 4 (Gilels) et la n° 7 (Richter, fabuleux à Berlin, en 1964). Pour le reste, les cycles, préludes, études, mazurkas, sont respectés, piochant dans des concerts divers, montrant la parfaite cohérence d’un…
