Commencée en 1976 par la musique pour la reine Mary de Purcell, la première grande aventure discographique de Gardiner, confiée à Erato, se poursuit aussitôt, avec un certain culot, par le Dixit Dominus de Haendel qui deviendra autant un étendard (de la virtuosité du choeur, d'un baroque au souffle large, aux mille couleurs et nuances) qu'un manifeste en faveur de la découverte. Ces deux compositeurs permettront d'ailleurs quelquesunes des plus éblouissantes réussites du chef et de ses musiciens: Le Roi Arthur, l'Ode à sainte Cécile du premier, l'inoubliable Allegro, il Penseroso ed il Moderato, Israël en Égypte, Semele du second. On n'oubliera pas la musique française, baroque (Requiem de Campra, Scylla et Glaucus de Leclair, Les Boréades historiques de Rameau), ou pas, comme L'Enfance du Christ de Berlioz, L’Étoile de…