Que faire lorsque l’on passe trois mois, confinés, dans les alpages de Haute-Savoie, et que l’on sait dessiner ? Sur papiers de fortune, enveloppes, cartons d’expédition, assiettes en bois, s’inspirant de l’ouvrage de Colette De ma fenêtre écrit à Paris dans les années 1940, Antoine Ricardou, à sa fenêtre lui aussi, peignit une trentaine de paysages montagnards, à l’huile, au pastel à l’huile, aux crayons de couleur. Tandis que sa femme, Gwenaëlle Grandjean, paysagiste, croquait à la mine de plomb les tiges raidies de froid ou l’éclosion printanière de la végétation alpine. Leur retraite artistique donne lieu, aujourd’hui, à une exposition à la Librairie des Alpes du VIe arrondissement parisien, chère aux amoureux des montagnes. Antoine Ricardou voulut partager plus encore « la fragilité humaine face à la montagne, l’humilité…
