Un boulier géant, couleurs primaires évidemment, signale l’entrée. Mondrian est né ici en 1872, à Amersfoort, jolie petite ville à vingt kilomètres d’Utrecht, cocktail de briques et d’eau. D’ennui sans doute aussi pour ce jeune homme frondeur qui, en 1912, plante famille et académie pour Paris. Il tâtonne, fauvisme, pointillisme, rencontre Modigliani, Picasso, Braque, s’essaie au cubisme, cherche un nouveau langage. Dès 1914, il écrit: «Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes, afin d'exprimer, avec la plus grande conscience, la beauté générale». La même année, il part aux Pays-Bas voir son père malade quand la guerre éclate et l’assigne à résidence en zone neutre. Il réfléchit à son art et, en 1917, accompagne activement Theo van Doesburg qui lance la revue d’art De Stijl…
