L'expérience a forcément été, a minima, désagréable et contrariante. A-t-elle été traumatisante, comme l’affirme l’intéressée? Suffisamment irritante en tout cas pour la pousser à donner sa version des faits sur les réseaux sociaux, au lendemain de la mésaventure. Le 21 juin, Pretty Yende, trente-six ans, atterrit à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle en provenance de Milan, où elle s’est rendue entre deux représentations de La Somnambule au Théâtre des Champs-Elysées. La police aux frontières contrôle cette ressortissante sud-africaine. «Ils m’ont déshabillée et fouillée comme une criminelle et m’ont placée dans une cellule de rétention », assure-t-elle. « Ils m’ont laissée là, seule (...), il y avait plus de dix policiers que j’entendais parler et rire dans le couloir », poursuit-elle, avant d’ironiser avec un mot-clé « #vivelaFrance ». Cette France à laquelle…
