En février dernier, quand fut annoncé que les magazines Classica et Pianiste, comme la revue L’Avant-scène Opéra, cesseraient de paraître dès ce mois d’avril, on a entendu mugir le chœur des pleureuses. Certes, on ne contestera pas que ce triple sabordage éditorial constitue un dramatique appauvrissement culturel et intellectuel. Mais où étaient-ils, auparavant, tous ceux qui se confondent aujourd’hui en complaintes ? Lisaient-ils ces publications ? Les achetaientils ? Et les maisons de disques, les festivals, les salles de concert qui viennent de perdre trois relais pour leurs activités y étaient-ils présents en tant qu’annonceurs publicitaires ? Si l’on veut qu’une presse écrite de qualité perdure, il n’y a pas trente-six solutions : il faut s’y abonner, prendre le chemin des kiosques ou, quand on est un professionnel, procéder à…
