I ls sont drapiers, tisserands, bouchers, bourreliers, tailleurs, menuisiers… De simples artisans, pas des hommes de guerre, et leur arme favorite, qu’ils appellent « goedendag », évoque d’ailleurs un outil: un gros bâton ferré, mi-épieu mimassue. Ils n’ont pas, de surcroît, choisi de s’abriter derrière des murs, mais ont choisi de se battre à pied, dans ce plat pays si favorable aux chevaux, le dos à la rivière Lys… Robert II d’Artois qui commande les meilleurs chevaliers d’Europe en ce matin du 11 juillet 1302, à Courtrai, ne se fait guère de souci: une pluie de traits suivie d’une bonne charge éparpillera ces amateurs. Quelques heures plus tard, Robert est mort, et avec lui le connétable, deux maréchaux, le chancelier et le gouverneur de Flandre de Philippe le Bel…
Ainsi,…