C’est une histoire de patience, de temps, d’observation, mais surtout de transmission, d’engagement, de préservation d’un bien culturel immatériel, de génération en génération. C’est surtout une question d’humilité, car avant de mettre la main à la pâte, l’apprentissage sur plusieurs années consiste tout d’abord à faire le ménage de l’atelier. Officialisée par une loi de 1950, l’appellation « trésor national vivant », attribuée par le ministère de l’Éducation japonais, est plus que jamais pertinente et d’actualité. Pour preuve, la fréquence et la vitalité des manifestations transversales créées entre l’Asie et l’Europe et, surtout, entre le Japon et l’Europe, comme la seconde session d’« Homo Faber », qui aura lieu du 10 septembre au 11 octobre à la Fondation Giorgio Cini sur l’île San Giorgio Maggiore, à Venise. Dix-sept expositions y…