Si, aujourd’hui, l’île de La Maddalena montre une beauté sauvage presque intacte, mêlant roche nuancée entourée de dégradés de bleus, de verts et de végétation bigarrée sur laquelle soufflent des vents violents, dans les années 60, son charme était vraiment époustouflant. Le tourisme ne l’avait pas encore « contaminée » et, pour l’architecte Cini Boeri, qui fit ses armes chez Gio Ponti et Marco Zanuso, ce fut le coup de foudre. « Un golfe complètement désert et vierge, car les habitants de l’île ne le visitaient pas encore, bordé de rochers qui descendaient jusqu’à la mer, gagnés par le maquis méditerranéen, la mer d’une incroyable couleur irisée, entre vert, bleu et argent… », écrit-elle. C’est donc dans ce golfe d’Abbatoggia, exposé aux vents du détroit de Bonifacio, que Cini Boeri…
