«Pour se connaître soi, déclare Anselm Kiefer, il faut connaître son peuple, son histoire… J’ai donc plongé dans l’Histoire, réveillé la mémoire, non pour changer la politique, mais pour me changer moi, et puisé dans les mythes pour exprimer mon émotion. C’était une réalité trop lourde pour être réelle, il fallait passer par le mythe pour la restituer. » Né en 1945 à Donaueschingen, dans une Allemagne ravagée par le nazisme, l’artiste s’est nourri de littérature, de philosophie et d’histoire pour donner en termes plastiques (peintures, sculptures, livres, photographies) une représentation de l’Homme qui, tel un ange déchu, évolue entre spiritualité et matérialité, entre ciel et terre. Qu’il soit rebelle ou vaincu. Anselm Kiefer crée donc des compositions titanesques constituées de diverses textures (cendre, sable, gomme, sel, paille, plomb, feuille d’or,…
