Cinq ans après « L’Homme aux mille natures », une rétrospective présentée à Lyon, Edi Dubien (né en 1963, à Paris) investit enfin un musée parisien. Si les années ont passé, les thèmes restent inchangés : l’adolescence, l’identité, la construction de soi, le genre. Les quelque 250 dessins, aquarelles, peintures et sculptures exposés, pour la plupart inédits, représentent des personnages, jeunes et androgynes, parfois maquillés, toujours vulnérables… Comme ce garçon qui, dans un geste de défense, se protège le visage, une plante émergeant de sa main droite, ou celui-là, en bermuda rouge, qui contemple un ailleurs, un bouquet de fleurs jaillissant de son dos. Car la délicatesse du trait (tracé à l’aquarelle, à l’encre et au crayon) rehaussé de couleurs ne suffit pas à endiguer la violence qui émane de…
